Société

Top 3 des confusions entre Slovaquie et Slovénie

Le drapeau slovaque en premier, le drapeau slovène à l'arrière-plan, derrière le drapeau européen aux douze étoiles.

 

Si, lorsqu’on évoque la Slovaquie, vous pensez guerre des Balkans ou ex-Yougoslavie, vous êtes tombé dans le panneau… comme à peu près tout le monde. Depuis l’indépendance des deux états, la confusion entre Slovaquie et la Slovénie est récurrente. Petit florilège des plus beaux exemples du genre.

La diplomatie se fait avoir

Les chefs d’Etat ne sont pas les derniers à commettre des impairs géographiques. Dans une interview accordée à un journaliste slovaque en juin 1999, Georges W. Bush, à l’époque gouverneur du Texas et futur président des Etats-Unis, a affirmé : « La seule chose que je sais à propos de la Slovaquie, c’est ce que j’ai appris directement par votre ministre des Affaires étrangères qui est venu au Texas. » Bush avait en fait rencontré Janez Drnovsek, Premier ministre… de Slovénie.

Même erreur pour Silvio Berlusconi, ancien chef du gouvernement italien, qui a déclaré lors d’une conférence à Rome en décembre 2003 : « Je suis très heureux de rencontrer aujourd’hui le Premier ministre de Slovaquie. » Problème : il était en train d’introduire Anton Rop, alors Premier ministre de Slovénie, pays frontalier de l’Italie.

Les guides de voyage pas si fiables

Si vous préparez une petite excursion en terre slovaque, vous devriez faire attention aux informations contenues dans les guides de voyage. En 2002, des Slovaques se sont plaints de trouver des photos de la Slovénie censées représenter la Slovaquie dans le guide Lonely Planet européen. Y étaient imprimées une photo du marché de Ljubljana, capitale slovène et une autre du parc national du Triglav, situé à l’ouest de la Slovénie.

Le courrier mal acheminé

Un article de 2004 de Politico, site américain d’information politique, rapporte qu’un ambassadeur slovène, alors qu’il était en fonction dans une capitale européenne, avait confié rencontrer son homologue slovaque chaque mois pour s’échanger le courrier et les e-mails envoyés aux mauvaises adresses. Autre anecdote racontée par le site : Erwin Fouéré, à l’époque à la tête de la délégation slovène de la Commission européenne, avait reçu un mémo destiné à la délégation slovaque.

Aliette de Laleu et Pauline Blanchard